Vous dirigez une association et vous souhaitez tenir un bar ou une buvette à Villeneuve-lès-Maguelone ? Vous pouvez ouvrir un débit de boissons temporaire dans certaines circonstances uniquement. Faites une demande de débit temporaire de boissons de 3e catégorie . La démarche s’effectue auprès de la Police Municipale ou en remplissant le formulaire ci dessous. La demande doit parvenir au minimum 15 jours avant la date de la manifestation. La Police Municipale refusera tout dossier incomplet ou déposé hors délai.
Demande de débit temporaire de boissons de 3e catégorie
Rappel de la règlementation du code de la santé publique
Toutes les autorisations de débits temporaires (buvettes) relèvent de la compétence du Maire. Elles sont accordées dans les conditions suivantes :
aux associations, pour les débits temporaires de 3e catégorie pour la durée des manifestations publiques qu’elles organisent dans la limite de cinq autorisations annuelles. L3334-2 CSP
aux personnes qui n’ont pas la qualité d’association, l’autorisation ne peut être obtenue qu’à l’occasion d’une foire, d’une vente ou d’une fête publique laquelle est définie par une manifestation nationale ou locale de tradition ancienne et ininterrompue. L3334-2CSP
aux groupements sportifs agréés Jeunesse et Sport, des autorisations de dérogations temporaires d’une durée n’excédant pas quarante-huit heures à l’occasion de manifestations se déroulant dans des lieux sportifs pour des boissons du 3e groupe dans la limite de dix autorisations annuelles. L3335-4CSP
Dans ces débits de boissons et cafés, il ne peut être vendu ou offert, sous quelque forme que ce soit, que des boissons des groupes 1 à 3 : L3332-1 CSP
Groupe 1: boissons sans alcool : eaux minérales ou gazéifiées, jus de fruits ou de légumes non fermentés ou ne comportant pas, à la suite d’un début de fermentation, de traces d’alcool supérieures à 1,2 degré, limonades, sirops, infusions, lait, café, thé, chocolat….
Groupe 3 : boissons fermentées non distillées et vins doux naturels : vin, bière, cidre, poiré, hydromel, auxquelles sont joints les vins doux naturels, ainsi que les crèmes de cassis et les jus de fruits ou de légumes fermentés comportant de 1,2 à 3° d’alcool, vins de liqueur, apéritifs à base de vin et liqueurs de fraises, framboises, ou cerises, ne titrant pas plus de 18° d’alcool pur.
Les débits temporaires ne peuvent être établis dans un périmètre de protection interdisant tout débit de boissons à consommer sur place dans une distance de 50 mètres entre le lieu d’implantation de ce débit de boissons temporaire et certains établissements protégés, dont : L3335-1 CSP et Arrêté préfectoral 2016-I-DEB-I
les édifices consacrés à un culte quelconque ;
les cimetières ;
les établissements de santé, maisons de retraite, établissements de prévention, de cure et de soins comportant hospitalisation ainsi que les dispensaires départementaux ;
les établissements d’instruction publique et établissements scolaires privés ainsi que tous établissements de formation ou de loisirs de la jeunesse ;
les stades, piscines, terrains de sport publics ou privés (hors groupements sportifs agréés) ;
les établissements pénitentiaires ;
les casernes ;
les bâtiments affectés au fonctionnement des entreprises publiques de transport.
Interdictions :
vendre ou servir de l’alcool à des personnes mineures, même accompagnées. L3342-1 CSP
vendre ou servir de l’alcool à des personnes manifestement ivres. R3353-2 CSP
vendre à volonté, contre une somme forfaitaire, des boissons du 3e groupe
Recommandation : mettre en évidence les boissons sans alcool.
Vérifié le 28/12/2022 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre), Ministère chargé de la justice
Le faux commis par un particulier est un délit (par exemple, fabriquer une fausse fiche de paie, une fausse attestation de témoin). Le faux peut aussi être un crime (par exemple, fabriquer de la fausse monnaie). En cas d’usage de ce faux, la loi le punit de manière distincte, car une autre personne a pu fabriquer le faux. En règle générale, l’usage de faux est puni des mêmes peines que le faux. La tentative pour ces 2 infractions est aussi sanctionnée. Il existe plusieurs types de faux.
Attention : cette page ne présente que le faux commis par un particulier et non un professionnel du droit.
Faits concernés
L’auteur du faux modifie volontairement un document pour changer la vérité. Le faux est punissable lorsque la fausse pièce peut causer un préjudice actuel ou éventuel. Le faux existe même si le but n’est pas atteint.
Ce faux doit permettre d’obtenir la preuve d’un droit ou d’un fait avec des conséquences juridiques.
Le faux correspond à l’un des faits suivants :
Fabriquer un document entièrement faux (un faux bulletin de salaire, un faux diplôme, un faux curriculum vitae, un faux testament olographe…)
Modifier un document en partie (augmenter son salaire sur sa fiche de paye, modifier un certificat médical….). Le document n’est pas un faux au départ, mais des mentions écrites inexactes ont été indiquées.
Faire une fausse signature ou imiter une signature.
Celui qui a fait usage du document modifié est punissable même s’il n’est pas l’auteur du faux ou que celui-ci serait inconnu ou qu’il ne pourrait pas être poursuivi.
Il est possible qu’une même personne fasse ces 2 infractions à la suite, on parle alors de faux et d’usage de faux. Ces infractions sont des délits. La tentative pour ces 2 infractions est puni également.
Sanctions
Le délit de faux, comme l’usage de faux, est puni de 3 ans de prison et de 45 000 € d’amende. Ces 2 délits peuvent être punis séparément.
Le délit est punissable lorsqu’une personne fait une attestation ou un certificat faisant état de faits inexacts ou lorsqu’elle modifie volontairement une attestation ou un certificat à l’origine sincère.
Le mensonge doit porter sur un élément essentiel de l’acte.
C’est un document faisant état de faits inexacts et comportant la signature authentique de son auteur.
Celui qui remet une somme d’argent à l’auteur de la fausse déclaration pour le convaincre de l’écrire se rend coupable de complicité.
Ce faux peut être, par exemple, un des documents suivants :
Attestation falsifiée de réussite à la licence pour s’inscrire en master de droit
Attestation de témoin écrite par une personne indiquant des violences commises par une épouse sur son mari
Faux certificat médical
Sanctions
Utiliser ou établir une fausse attestation, un faux certificat est puni d’1 an de prison et 15 000 € d’amende.
Si la fausse attestation, le faux certificat porte préjudice à autrui ou au Trésor public (hors cas de fraude fiscale), les peines maximales sont portées à 3 ans de prison et à 45 000 € d’amende.
Fabrication d’un faux document délivré par l’administration (carte grise, carte nationale d’identité, document d’identité délivré par un consulat étranger, carte vitale…). L’usage du faux est puni et la tentative également.
Détention d’un faux document administratif (conduire sans permis de conduire en utilisant un faux permis, par exemple).
Fourniture d’un faux document administratif à une personne pour constater un droit (carte professionnelle, par exemple), une identité ou accorder une autorisation (permis de construire, par exemple). La tentative est punie aussi.
Fausse déclaration ou déclaration incomplète pour obtenir une allocation, une prestation, un paiement ou un avantage (fausse déclaration pour obtenir le RSA, des prestations familiales…). La tentative est punie aussi.
Utilisation d’un document d’identité au nom d’une autre personne pour entrer ou rester en France ou obtenir un avantage administratif (titre de séjour, par exemple). La tentative est punie aussi.
À savoir
si la personne ment dans sa déclaration de revenus destinée aux services fiscaux, c’est un cas de fraude fiscale.
Sanctions
Si le faux document est un document délivré par l’administration, les peines sont de 5 ans de prison et de 75 000 € d’amende.
La simple détention d’un faux document est punie de 2 ans de prison et de 30 000 € d’amende. S’il existe plusieurs faux, les peines sont de 5 ans de prison et de 75 000 € d’amende.
La fourniture d’un faux document administratif est punie de 5 ans de prison et de 75 000 € d’amende.
Le mensonge lors d’une démarche administrative est puni de 2 ans de prison et de 30 000 € d’amende.
L’utilisation d’un document d’identité au nom d’une autre personne pour entrer ou rester en France est punie de 5 ans de prison et de 75 000 € d’amende. Si les faits sont commis de manière régulière, les peines sont de 7 ans de prison et de 100 000 € d’amende.
À noter
l’auteur des faits risque des sanctions complémentaires. Il peut également être condamné au paiement de dommages-intérêts (remboursement des allocations versées par la Caf, par exemple).
Il est possible de distinguer 3 faits principaux.
Imitation ou modification de pièces ou de billets
L’imitation ou la modification des pièces de monnaie et des billets de banque, ayant valeur officielle et reconnus comme moyen de paiement en France, est une infraction punissable. Il n’est pas nécessaire que l’imitation soit parfaite. Il suffit que l’utilisation puisse être possible, au détriment des pièces ou billets véritables.
Ces infractions sont punies comme des crimes. Elles sont sanctionnées même si elle sont commises hors de la France et quelle que soit la nationalité de l’auteur des faits.
Ces infractions sont punies des peines de 30 ans de prison et de 450 000 € d’amende.
Fabrication de pièces ou de billets
La fabrication des pièces de monnaie et des billets de banque, à l’aide de matériels autorisés, mais en violation des conditions fixées par l’État est aussi punissable.
Ces infractions sont punies comme des crimes. Elles sont sanctionnées même si elle sont commises hors de la France et quelle que soit la nationalité de l’auteur des faits.
La fabrication de fausse monnaie est punie des peines de 30 ans de prison et de 450 000 € d’amende.
Mise en circulation de la fausse monnaie
C’est le fait de payer son achat chez un commerçant avec de faux billets de 20 €, 50 €… Cette infraction est un délit.
La mise en circulation de la fausse monnaie et la tentative de mise en circulation sont punies des peines de 5 ans de prison et de 75 000 € d’amende.