Sale bête

« Il n’y a qu’un moyen pour préserver l’habitabilité sur Terre et les modes de subsistance de la vie humaine : fonder des alliances avec les non-humains. »

Baptiste Morizot Depuis quelques jours, dans les environs, il se dit que les animaux domestiques refusent les caresses. Un lémurien a été vu, sautillant en liberté dans les rues. Une pompe à essence a mystérieusement poussé dans la nuit. On dit même qu’elle chanterait son éco-anxiété.

Et si tout ça était le signe d’un changement à opérer ? Et si nous avions besoin d’une nouvelle légende pour demain ?

Sale Bête, ou comment un lémurien, une marionnettiste, un musicien et une pompe à essence nous invitent à affûter nos oreilles et élargir nos sens pour aller un peu plus joyeusement vers après-demain.

Localisation :
EHPAD Mathilde Laurent

Polifonia

Trois chanteuses, quatre chanteurs et un percussionniste venus des rives nord de la Méditerranée qui sillonnent les routes, chœur battant.

Avec ses compositions originales imprégnées de la vigueur du chant populaire, Barrut exprime sa fièvre et sa révolte dans une musique sans cesse tendue au-dessus de la folie du monde.

De polyphonies traditionnelles en musiques actuelles, l’énergie et la douceur de Barrut cheminent dans cet interstice grisant, festif et subversif, de tous temps malmené et de tous temps investi : la poésie…

Localisation :
Anciens Ateliers

Ceci est mon corps (nomade)

« Vous savez, la vérité d’un désir, c’est comme le feu ». Quand elle était enfant, elle n’était ni vraiment petit garçon, ni résolument petite fille. Elle était chevale sauvage. A huit ans, elle s’est prise pour Esmeralda et à neuf, elle est tombée amoureuse d’une enfant de chœur. Elle a appris, en cinquième, qu’il ne faut jamais prononcer dans la cour de récréation le mot « gouine » et au lycée que l’orgasme ne ressemble pas à ce qui est raconté dans le supplément « spécial sexe » de Elle Magazine.
À la frontière de la pop-culture, de l’auto-fiction et de la sociologie du genre, Ceci est mon corps parcourt les désirs, les violences, les joies et les aspérités qui traversent le corps d’une femme née dans les années 1990 et tente de découvrir ce qui surgit, à l’orée de la trentaine, quand ce corps devient un corps lesbien.

Localisation :
Domaine du Chapitre

L’amour n’a pas d’écailles

Spectacle pour une clowne et un musicien en quête de beauté*

C’est une fête d’adieux. Une rupture amoureuse. Ou bien : c’est une libération joyeuse et tragique. En somme, une grande fête, pleine de promesses. Adélaïde Anaconda nous invite à célébrer la rupture avec son amant. Trop petit pour sa vision de l’Amour. Tour à tour chasseuse de tigre bleu, reine du monde, ogresse affamée ou grande prêtresse de l’Amour, elle tente de lui écrire la plus belle lettre de rupture qui soit. Son désir d’absolu et des grands espaces va l’amener à supprimer l’autre – celui qui l’a trahie, qui l’a quittée, dans une apothéose de furie meurtrière… en toute innocence !

La résolution de cette quête sera une révélation, une prise de conscience de ce qu’elle mérite vraiment : le meilleur, le vrai amour, grandiose. Un avenir lumineux l’attend !

*(mais le musicien il s’en fout un peu)

Localisation :
Théâtre Jérôme Savary

Ceci est mon corps

Une femme regarde une poule, et elle la fait parler. Et de ce que lui dit la poule, la femme se met à revoir sa vie organique et physique ; à partir des révélations de la poule, la pensée de la femme s’enclenche. Elle veut nommer, trouver les mots justes pour décrire l’intérieur de son corps, son corps objectivé et exposé, tout au long de sa vie, au regard des autres – parents, médecins, hommes dans la rue – son corps qu’elle va se réapproprier, pour réinventer sa manière propre d’être à soi et au monde.

Inspirée par la pensée philosophique de Tristan Garcia, Claire Engel initie un cycle de recherches en quatre temps sur nos identités singulières et collectives au travers de nos croyances. Ceci est mon corps en est la 1re création.

Localisation :
Rue des Penitents

Rien ne va plus… mais tout ira mieux

Quoi de mieux pour célébrer Rabelais qu’un banquet ? Un banquet sous chapiteau en formule cabaret !

Didier Galas, spécialiste et passionné de l’auteur de Gargantua, nous embarque dans cette aventure hors norme. « Il s’agit de questionner l’œuvre de François Rabelais, auteur de la Renaissance (période de l’Histoire dont les similitudes avec notre époque sont nombreuses) et de répondre au passage, non sans humour, à quelques interrogations actuelles sur l’avenir. En dégustant un repas savoureux, nous allons prendre du recul sur le monde contemporain ; en suivant le fil de la pensée de Rabelais, nous nous amuserons de jeux de langages et de raisonnements mêlant humour, philosophie, et spiritualité. C’est par la modernité de cette parole poétique séditieuse que nous transformerons Rien ne va plus en Tout ira mieux. »

Localisation :
Anciens ateliers, 65 Impasse des Sycomores,
34750 Villeneuve-lès-Maguelone

Concert d’orchestre à cordes

Les grands élèves des classes d’instruments à cordes (violon, alto, violoncelle et contrebasse), issus de la Cité des Arts / Conservatoire de Montpellier et de l’Université Paul Valéry, se rassemblent pour vous proposer un programme riche et varié.

Ce concert sera placé sous la direction du violoniste et chef d’orchestre Perceval Gilles, également professeur de musique de chambre à la Cité des Arts.

Localisation :
235 Boulevard des Moures,
34750 Villeneuve-lès-Maguelone

Grandes surfaces

Quand Baptiste Amann a découvert, à sa sortie, L’école du micro d’argent du groupe IAM, c’était en l’écoutant au casque audio sur l’une de ces bornes d’écoute que l’on trouvait alors dans les centres commerciaux. C’était à Avignon, en avril 1997. Il avait 11 ans. Cette expérience globale fut pour lui un choc esthétique et sensible considérable.

Grandes Surfaces part de cette expérience fondamentale et développe un monologue séquencé en 12 chapitres portant chacun le nom d’un des titres de l’album. Grandes Surfaces se présente comme une exploration des motifs de la superficialité, de la surface, doublée d’une tentative de réhabilitation de la culture « mainstream » dans le champ poétique et politique.

Grandes Surfaces est un aveu de faiblesse, une ode aux années 1990, l’expression de son désir sans cesse renouvelé de planter des graines dans du béton.

Localisation :
Domaine du Chapitre

GreenWalk

« Greenwashing », aberrations écologiques… peut-on encore démêler le vrai du faux, ne pas se laisser duper par le mirage d’une croissance vertueuse ? C’est avec une touche d’humour que Greenwalk nous embarque dans la visite d’un futur écoquartier idéal à Villeneuve-lès-Maguelone. Idéal, vraiment ? Savez-vous que la ville fait partie des communes menacées de submersion ? Avec la complicité d’un groupe d’habitant·es, la Cie En Transition crée une balade théâtralisée pour l’espace public où les protagonistes partageront leur vision d’un futur désirable !

Localisation :
Lieu communiqué à la réservation

Bœuf polyphonique

Un boeuf polyphonique dans la cour du P.R.A.H.D.A, scénographiée pour l’occasion par les stagiaires et formateur.ices de T.S.V.

Les musicien.nes de Barrut ont mené des ateliers de musique avec les habitants du P.R.A.H.D.A et d’autres habitant.es de la commune et d’ailleurs. Polyphonies traditionnelles revisitées, compositions inspirées… Venez découvrir l’univers de ces chanteuses et chanteurs venu·e·s des rives du nord de la Méditerranée et faire la fête tou·tes ensemble !

Buvette et petite restauration sur place assurées par l’association Alpha V avec les habitants du P.R.A.H.D.A.

Localisation :
P.R.A.H.D.A.